Expérience : Intermédiaire (pilote autonome) | Décision : Décision individuelle
Pourquoi voler ?
Vol contemplatif de la dent de Crolles, fait 1 seule fois : envie de le revivre
Le récit
Volant depuis 1 an, 60 vols, je profite de mon autonomie pour pratiquer du rando-vol, et même du rando-bivouac-vol :
Plan Gre → St Hil en bus / rando jusqu'à la dent de Crolle samedi / bivouac là haut / vol dimanche matin jusqu'à Lumbin. Plan réalisé 3 semaines plus tôt pour la 1e fois, sans problème.
Du vent du sud est annoncé dimanche : je m'attends donc à devoir partir du déco "sud" de la dent, au dessus du pas de l'oeille. Après recherches internet et demande d'avis à un ami l'ayant déjà pratiqué, je me dis que ça joue si il y a moins de 15km/h de vent, et potentiellement même jusqu'à 20. Nous voilà donc dimanche matin, réveil très tôt par le combo vent qui se lève / pleine lune dans les yeux. A 6-7h, le vent du sud est déjà bien installé et plutôt fort. Juste à la sensation je me dis qu'il souffle à 25-30km/h.
Je reste là haut et attend jusqu'à 8h45, pour voir si ça diminue. C'est le cas, mais j'estime toujours le vent à 20-25km/h, et toujours très constant. J'ai déjà gonflé dans des vents avec rafales à plus de 20km/h, et je m'étais fait un peu balader. Là, le vent est constant, mais le terrain (caillouteux, proche d'une grosse pente) fait que je n'ai vraiment pas envie de me faire balader.
Je prends donc la décision de ne pas me mettre en danger, ne pas tenter, et redescendre à pied.
Le déclencheur
Trop de vent à la dent, après bivouac là-haut
Qu’en retires-tu ?
Continuer d'écouter mes sensations et de prendre tous les éléments en compte pour prendre ma décision.
Signaux Faibles
- Facteurs humains : État physique (Fatigue, mauvaise nuit, froid, faim...), Biais cognitifs (Envie de rentabiliser le trajet, rando, excès de confiance...)
- Facteurs sociaux : Pression de l'engagement (Attente d'un passager biplace, pression du club, j'ai annoncé un objectif publiquement)
- Facteurs aérologiques & environnement : Contradiction modèles / réalité (Le vent ou les nuages ne sont pas ceux prévus)
Analyse
- Sentiment : Satisfait(e) d'avoir fait le bon choix
- Facteur le plus difficile à ignorer : L'investissement logistique et temps déjà consenti
- Décision possible plus tôt ? Non, la décision devait se prendre au déco avec l'observation directe.
- Stress : 1/5 | Confiance renforcée : 4/5