Voir aussi : le règlement (droit de publication, modération, tirage au sort) et les mentions légales.
Pourquoi un tirage au sort et pas un concours ?
Il y a deux dérives qu’on peut redouter avec une récompense :
- créer une compétition du « plus gros renoncement » ;
- récompenser les pilotes « froussards ».
Dans les deux cas, la réponse est la même : on n’organise pas un classement du renoncement. Les gens sont différents — ce qui est facile pour l’un peut être difficile pour l’autre, et vice-versa. Si tu renonces, c’est que tu es pilote et que tu avais l’intention de voler, et c’est ça qui nous rassemble, quel que soit notre niveau.
Dire « ce renoncement vaut mieux que celui-là » serait une erreur : ça placerait les pilotes débutants dans une posture d’imposteurs. Et le concept de « pilote froussard » est tout aussi malvenu — en vrai, je n’en connais aucun. Renoncer, c’est difficile pour tout le monde. Si tu es venu avec ton matos, c’est que tu avais envie de voler. Peu importe à quel point les conditions semblaient faciles aux autres : si tu as décidé de renoncer, ça t’a coûté quelque chose.
D’où le tirage au sort : chaque récit compte, aucun ne vaut « plus » qu’un autre.
Pourquoi appeler ça un « Trophée » si le gagnant est tiré au sort ?
Parce qu’ici, tous les renoncements se valent. Celui d’un débutant un jour de brise et celui d’un pilote confirmé un jour de front ont chacun coûté quelque chose à leur pilote : ils finissent donc tous premiers ex æquo. Et quand des concurrents sont ex æquo à la fin d’une compétition, il n’est pas rare qu’on les départage par tirage au sort. Le Trophée du renoncement, c’est exactement ça : une compétition où tout le monde finit premier, et où le tirage ne sert qu’à départager.
Qu’est-ce qu’on perd, quand on décide de ne pas voler ?
De l’ego, du temps, de l’argent, une RTT, un trajet, une négo avec ton/ta partenaire… On y laisse tous quelque chose.
Pourquoi un lot aussi conséquent ?
Pour entretenir l’envie de partager. Mon intuition : si tu sais que ce site existe, le jour où tu ne voles pas, tu peux te dire — « bon, je ne vole pas aujourd’hui, mais si je raconte mon histoire, ça me donne une chance de gagner quelque chose sur renoncement.fr ». Un petit coup de pouce pour transformer une journée frustrante en quelque chose d’utile à tous.
Pourquoi c’est important de partager un jour où on n’a PAS volé ?
Tout le monde sait que ne pas voler est une décision importante à prendre — et un choix difficile à faire : lutter contre le déni, les jugements qu’on se porte à soi-même, les doutes. Et ce choix n’est jamais valorisé, ni dans le milieu du parapente, ni dans les activités de montagne en général. On entendra dire que « X a été fort de ne pas y aller »… mais on ne gagne jamais une compétition en ne volant pas.
Ce site existe pour inverser ça : donner une place aux décisions qu’on ne voit jamais.
Qui paie le lot ?
Moi, Thomas, à titre personnel.
Pourquoi offrir une journée de stage SIV à de parfaits inconnus ?
Parce que c’est ce qui rend cette expérience précieuse et réelle.
Comment ce site est-il financé ?
Aujourd’hui : de ma poche, et c’est très bien comme ça. Pas de pub, pas de sponsor, pas de traceur.
Si le site grandit, des partenaires pourraient un jour aider à financer de meilleurs lots, et les récits pourraient nourrir un livre ou des études sur la décision de renoncement. Rien de tout cela n’est prévu — mais je préfère l’écrire dès maintenant plutôt que de vous le laisser découvrir plus tard. Et quoi qu’il arrive :
- vos identités et adresses e-mail ne sont pas à vendre — jamais ;
- les récits ne sont utilisés que sous forme anonyme ;
- les analyses sont restituées gratuitement à la communauté ;
- tout changement sera annoncé ici, avant.
Ce qui a de la valeur ici, c’est ce qu’on apprend ensemble — et ça, ça restera gratuit. Les récits sont d’ailleurs publiés sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0 : clubs, moniteurs, chercheurs, vous pouvez librement les partager et les réutiliser à des fins non commerciales. Les détails juridiques sont dans le règlement.
